Journal de L.A.M.E par Catherine Langumier

 

 

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Journal de L.A.M.E
 
par Catherine Langumier


 

 


Le jour où je suis venue ici pour la première fois 
était aussi le jour où je suis née  et j’ai toujours pris cela 
pour un bon signe.

 

Ma vie s’attacha toute entière à cet endroit ; travaillant à y expérimenter à travers chaque geste quotidien une réponse pratique suivant la devise : primum non nocere, 
d’abord ne pas nuire. Un art de vivre.

 

Puis, selon la même philosophie, je me mis à aimer son pays comme on aime sa terre et ses étoiles vues de là où on est.

 

Ne serait-ce pas le devoir de chaque citoyen ? N’avons-nous pas le devoir civique d’exprimer notre opinion concernant les enjeux fondamentaux de notre société ?

Comme par exemple de donner personnellement son avis sur les conséquences des gestes qui sont accomplis dont les proportions dépassent l’échelle individuelle et concerne la communauté humaine.

 

Le changement du climat nous apprend à chercher à comprendre ce que nous mettons en œuvre, sans vouloir omettre aucun aspect puisque c’est comme cela que nous en sommes arrivés à ne pas voir ce qui arrivait .

 

Voici justement que menace de surgir du bel horizon une colonne de géants métalliques chargés du nerf énorme produit d’un réacteur nucléaire qui veulent enjamber notre chère ravissante vallée (n’avons-nous pas la garde de ce que nous connaissons de précieux ?) tenant leurs câbles sous très haute tension en surplomb de nos petites campagnes et passant à plus d’un kilomètre à la ronde l’ombre terrible d’une pollution électromagnétique -à cette volumineuse échelle- par dessus la tête des gens.

 

Parlons-en en ville.

 

Comment s’étonner que toute la population qui se sent concernée cherche à obtenir des renseignements sur les projets pour lesquels la démocratie voudrait, je suppose, qu’on lui demandât son opinion vraiment.

 

Circulent partout des informations qui évoquent les dangers sanitaires liés à la diffusion d’un champ électromagnétique à des distances dans lesquelles peuvent être absorbés des lieux de vie : Ce que ne semble pas reconnaître les donneurs d’ordre de ce genre d’ouvrage.

 

Est-ce chez celui qui en fait commerce que nous devons prendre la critique des produits qu’on nous impose ?

 

Lorsque nous devons prendre des décisions ne nous devons-nous pas d’envisager toutes les sources disponibles avec la même attention ?

Pourrions-nous nous laisser dicter par une seule d’entre elles ce que nous devons penser de toutes les autres ?


 

Jadis une vieille femme vivait là qui distribuait aux enfants des tartines de confiture : 

« On venait jusqu’ici du village au retour de l’école » m’a dit un ancien « on faisait même le détour si il fallait »

 


à suivre...


 
 

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