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Comment vivre sans nuire ?

Patrick Baronnet, auteur de
De la maison autonome
à l'économie solidaire.

Claude Bossard, bio-électricien.

Yvan Saint-Jours, directeur de la rédaction de
La Maison Ecologique.

Catherine Langumier, artiste écosophe.



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L.A.M.E menacée
par le passage d'une ligne à très haute tension de 400 000 volts !


Dossier Electrique


"Va-t-on bientôt bombarder les anges ?
S'ils existent, qu'ils s'attendent à être bientôt traversés de décharges, de fragments atomiques, de nocives vibrations.
Il est improbable que dans l'énorme mise en train d'infimes et variées perturbations physiques il n'y ait rien qui les gêne.
Préparons-nous à entendre l'espace crier."
(Henri Michaux - 1942)

labsolumanifeste

Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:27

PUBLICATION

 

CAHIER DU REFUGE n° 207

Centre International de Poésie Marseille

cip.M février 2012

Actualité de L'absolu manifeste, La sphère barbelée

 

LA SPHERE BARBELEE

 

Nous vivions en ville.

En 1982, nous avons créé l’Absolu ManifestE (L’AME), revue poétique au format changeant et à la périodicité libre, concept ouvert (l’absolu manifeste, et non pas le manifeste de l’absolu) pour comprendre le monde qui nous comprend.

Mais que l’art et l’écriture soient relégués dans un cadre prévu à cet effet, accroché aux murs des Bourgeois que nous aurions aimé ne plus servir, faussait la perspective et reconduisait tout élan dans le même système stérile, sans alternative.

Nous avons donc longtemps cherché un lieu où l’espace et le temps seraient devant soi, vierge comme une toile peinte par la nature, dont nos tableaux d’expérimentation feraient la légende. Un lieu d’apprentissage, de méditation, tout l’inverse d’une résidence secondaire.

En 1992, nous avons pu établir notre association sur un territoire normand de sept hectares pentus, quasi alpins, déployant à l’horizon des crêtes étagées, et en contrebas les sinuosités d’une vive et rêveuse rivière.

Sur ce site, nos activités communes et respectives ont changé sensiblement de nature. L’intuition poétique est un outil qui ne produit pas uniquement des poèmes.

 

Or, par une curieuse figure du destin, c’est sur notre site, à travers et par-dessus nos têtes que l’État a décidé d’implanter l’autoroute électrique d’un double circuit de lignes à très haute tension (400 000 volts). Le tracé a été décrété autoritairement et dans le déni de toutes les valeurs écologiques qui fondent notre existence et nos activités dans ce lieu depuis vingt ans.

 

En effet, nous savons que les surpuissants champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence altèrent gravement le métabolisme des cellules vivantes, et que seul le commerce nucléaire en amont justifie d’imposer aux riverains un pareil poison.

Au bout des lignes, un réacteur si peu sûr et si coûteux qu’il fait l’objet de nombreux rapports alarmants, symbolise par excellence une politique de monopoles industriels, qui n’ont cure des pollutions irréversibles que leurs profits provoquent.

 

En temps de paix, l’artiste peut bien permuter des formes, et observer quelle sorte d’épaisseur ou d’obscurité en procèdent. En temps de peur, d’angoisse et de guerre, il utilisera ses techniques acquises, ses outils pour conjurer ce qui vient de l’invisible, et l’encercle.

Quelle main secourable crèvera le ciel d’une si funeste, si néfaste politique ? Quelles jambes aurait-il pour fuir, quand toute sa vie fait corps avec son lieu, dans la fraternité des arbres et sur le fil de l’horizon changeant ?

Il ne lui reste désormais pour territoire, selon le beau terme de Gilles Clément, qu’un jardin de résistance. Tandis qu’au loin résonnent les coups sourds du chantier de mort et que dans la forêt s’écroulent de grands arbres sains, il ne lui reste pour demeure que la maison-témoin du pouvoir morbide qui s’étend – il lui reste la force et la foi de montrer qu’ainsi, c’est par le même chemin que ce pouvoir morbide lui-même va finir.

 

 

 

 

 

 

 

Présentation d’Eric Meunié

Eric Meunié a animé le collectif L’absolu manifeste entre 1982 et 1988 aux éditions Clancier Guénaud à Paris. À titre personnel, il a publié aux éditions POL deux romans, chez Créaphis un Mythe moderne et un Tombeau photographique, aux éditions Exilssa Poésie Complète (numérique). Il fut Missionnaire Stendhal au pays de Malcolm de Chazal en 1994, Résident au CIPM en 2002…

L’absolu manifeste (comme le Bout des Bordes plus récemment) s’est établi en Normandie en 1992, site et mouvement dont Catherine Langumier est désormais la porte-parole.

 

 

 

 

 

 

http://www.cipmarseille.com/publication_fiche.php?id=d59226f99f66b3386a96a0c6282c4484

http://en.calameo.com/read/0000173246283f392f215

 

sphere-barbelee-1997-c.langumier.jpg

 

LES LIMITES DE LA PROPRIETE - sphère barbelée - Catherine Langumier (1997)

 

 

Par L'AME
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 16:15

SITE DE LAME art mature - L'arbre de JOEL HUBAUT

art mature ardoises épidémic cousues de fils électriques

L'ARBRE DE JOEL HUBAUT - SITE DE LAME

 

SITE-DE-LAME---Ardoises-epidemic-cousus-de-fils-electriq.jpg

art mature ardoises épidémic cousues de fils électriques

L'ARBRE DE JOEL HUBAUT (détail) - SITE DE LAME

Par L'AME
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 16:24

 

 

 

 

 

JOSEPH BEUYS  :  LA MORT ME TIENT EN EVEIL   ( 1994 - entretiens - extraits )

 

... Car la souffrance a une tonalité très particulière dans le monde ... c'est sans doute une substance sacramentelle invisible et visible à la fois. Et ceux qui la remarquent aujourd'hui sont moins les hommes que les arbres ... eux aussi connaissent cet état de souffrance. Ils sont privés de leurs droits. Ils savent très bien qu'ils sont privés de leurs droits. Les animaux, les arbres, tous sont privés de leurs droits. Je voudrais faire des animaux et des arbres des êtres ayant une capacité juridique ... c'est là bien-sûr un devoir de l'homme ... il devra progressivement élever son intelligence dans le bon sens, en commançant par les arbres ...

 

 

 

 

 

 

 

L.A.M.E 2012 - L'arbre qui prévient

L'arbre qui prévient                                                                         L.A.M.E   2012

 

 

 

  

LA CLAMEUR DE LA FORET

 

La firme commence d’installer  une autoroute électrique

par-dessus nos têtes

une double ligne à très haute tension de 400 000 volts

pour desservir un réacteur nucléaire en construction

 

Des projets de l’industrie l’homme et son biotope sont absents (ardoise N° 53)

 

Nous avons refusé de signer la dite CONVENTION DE SERVITUDE

 

Lors d’une intrusion sur le site de LAME

des arbres ont été badigeonnés au rose fluo

en vue d’être abattus 

 

Ces arbres se situent en zone ZNIEFF

Zone Nationale d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique

De surcroit, ces arbres  assurent une retenue de terre au-dessus de la rivière

dans une zone exposée au risque de glissements de terrain

(cf. Atlas des chutes de Blocs)

 

 

Adoptez un arbre sur le site de LAME

Donnez-lui votre voix

En quelques mots qui seront transcrits sur une ardoise

Et que nous accrocherons à ses branches

 

 

Nous vous remercions d’envoyer vos participations

aussi vite que possible

à l’adresse mail ci-dessus.

 

 

 

 

 

LAME – L’Absolu ManifestE

l.a.m.e@orange.fr

 

 

 

 

 

                                                             Faites passer ...

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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 11:56






foyer.JPG





Attention ! Si vous ne renoncez pas à votre funeste projet, nous n’hésiterons pas à lâcher sur vous nos lucioles et nos vers luisants.



Ce n’est pas si grave, après tout. Nous allons nous reconvertir et louer désormais notre amphithéâtre aux sectes qui cherchent un lieu où organiser leurs suicides collectifs. Assis sur les gradins, leurs membres attendront la mort, qui sera lente et douloureuse comme il est convenable pour expier une vie de péchés.



Oui, sachons décidément voir le bon côté des choses. Sur la portée de ces lignes noires, nous écrirons nos plus beaux requiem, et des marches funèbres bouleversantes pour les enterrements de nos voisins.
   


  

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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 19:03

la-berg--re-de-granit.JPG            la bergère de granit                                                     Catherine Langumier - Land-Art



Un creux de terre verte, bordée d’une rivière vive où le ciel  enfonce son coin acéré. Une terre en pente qui dévale, mottes moelleuses sous les talons où l’on peine à rester debout bousculés par la lune qui déboule sous les jambes à nous faire rouler cul par-dessus tête. C’est sur cette terre à la gite que ma soeur avait jeté l’ancre il y a presque vingt ans. Un vrai chien Pipo en ciré jaune qui quittait la tempête pour la maison de Caroline. Un jeu de poupée découpée dans du carton dont on troquait à l’envie les tenues de papier : bonnet, mitaine, drap de laine. On avait tous eu froid à Saint Maur et se disait que c’était ça une terre pentue accrochée dans un temps d’avant le confort, où l’on comprenait que Rousseau avait eu trop chaud au visage et trop froid au dos. On venait s’asseoir au foyer, boire un verre de vin et on y cardait son étoupe mentale, filant sa laine intime et enroulant sur ses mains ouvertes un bel écheveau de fils. Quantité d’écheveaux colorés et intangibles de fils rénovés.  Sale ironie qu’une ligne bassement tendue soit la troisième Parque de ce bel ouvrage de dame.
Salut à toi dame Catherine, la renoueuse de Normandie.



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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 10:39


Pylones-malades-6647.jpg        photographie Yves Pommeron 


Dans ce ciel, nos ondes mauvaises partaient en fusées, en étoiles filantes, en feux d’artifices ; dans ces prairies, nous brûlions l’électricité qui raidit nos muscles et torture nos nerfs, nous déchargions la tension de nos vies fébriles, nous crachions nos foudres, nos éclairs, nos chats hérissés – y viendrons-nous à présent récolter des châtaignes ?
 
Une autre question me trouble, une inquiétude, en imaginant le ciel tendu de ces câbles mortels : où pratiquerons-nous la lévitation désormais ?
 
Une dame aussi belle que notre hôtesse et qui connaît comme elle les secrets de la nature s’invite dans le grenier de l’une des bâtisses. Elle y dort, elle y régurgite la pelote d’os de son dîner de sorcière. Elle se trouve bien de ce régime. C’est la dame blanche, la chouette effraie dont les effectifs sont en constante baisse et qui ne sort qu’au crépuscule, quand la pénombre s’avance. Son œil riche en bâtonnets rétiniens est en effet infiniment plus sensible que le nôtre à la lumière : le jour l’aveugle ; mais la nuit, elle distingue depuis sa branche un mulot naissant sous une feuille de trèfle. C’est donc bien aimable d’avoir pensé à elle, mais franchement, non, elle ne veut surtout pas l’électricité.


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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 14:24
J’ai eu vent de l’intrusion
de lignes à très haute tension.
La nouvelle m’a fait l’effet d’un électrochoc.
Dans ce lieu préservé des mauvais traitements de la ville
On prend le pouls du monde
une main tenant le petit arrosoir, un bulbe de printemps.
Des idées circulent. Le courant passe.
Ironie du sort, on voudrait
au nom de l’intérêt collectif ravager ce jardin.
La folie consiste à éluder la question du risque.
 
Mais nous sommes conscients des nuisances électromagnétiques
émises par ces balafres dans le paysage,
leur impact toxique sur la biodiversité.
 
Il fut un temps où l’AME creusait tranquillement
son sillon dans les champs alentour.
Aujourd’hui, la menace des ondes plane sur le chant des oiseaux.
Je ne veux pas croire ce temps de l’harmonie révolu.


 



OIseaux-recadr--s6652.jpg
Photographie Yves Pommeron



 

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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 16:33

L'Absolu ManifestE (L.A.M.E.), est à l'origine un collectif poétique né dans les années 1980, à l'initiative d'un lecteur passionné de Malcolm de Chazal : Eric Meunié, qui rallia divers artistes et écrivains : Jean-Luc Parant, Michel Camus, Jean Carteret, Jean-Louis Giovannoni, André Pieyre de Mandiargues, Catherine Langumier... Autant dire qu'à défaut de foi, je suis née dans l'A.M.E : j'avais 9 ans, et Eric Meunié était mon père adoptif.
 
A lui seul, le nom de l'association me donnait enfin les mots pour le dire. L'Absolu ManifestE, ce raccourci hégélien, avec son bel acronyme, résumait une conversation ébauchée trois ans plus tôt avec ma mère - à propos de réalités différentes pour chacun, de l'incompréhensible distorsion des perceptions d'une personne à l'autre, et de l'intuition d'un réel plus grand - plus grand que ma mère, plus grand que mes éducateurs, plus grand que moi.
Peu importe que, du haut de mes petites années et de mon goût immodéré pour les Histoires comme ça et Les enquêtes d'Alice, je sois passée complètement à côté de La phénoménologie de la jouissance sexuelle, des Paraphrases hérétiques ou du Jeu de Loi de l'A.M.E (publiés dans la revue entre 1983 et 1988)...
Car à lui seul, l'écrin de la revue, sa devise, m'était un précepte pour la vie ; absolu manifeste, alpha et oméga de ma quête, ces mots m’inventèrent un lignage, une famille.

 

Photo-Gwen-Blog.JPG

 

 
Dix ans après sa première publication, l'Absolu ManifestE a changé de dimension. Quittant la banlieue parisienne, ses protagonistes investirent une ferme normande à l'abandon. Ainsi, ils mirent en œuvre le sens premier de la poésie : ils créèrent dans ces ruines, un lieu de mémoire et de partage, où depuis lors séjournent chaque année des visiteurs venus de tous horizons, artistes ou non, qui éprouvent le besoin, le désir, de cultiver quelque bourgeon atrophié par la vie sans âme, d’y trouver sève ou racine...
Désormais, on peut y apprendre la relaxation, pratiquer des cultures potagères ou plasticiennes, échanger des créations culinaires comme textuelles, et tout simplement laisser se déposer en soi le fil des jours en partageant avec les hôtes de St-Maur-des-Bois.

Bien sûr, ce n'est pas facile de rentrer de l'Autre monde. « Poisseux, précaire... », comme Bardamu, on retrouve ce fil des jours « comme on l'a laissé traîner par ici, il vous attend. » Mais on le reprend d'une main bien différente, verte du verbe et du grand air.
 
D’abord blason, l'Absolu ManifestE, est devenu, comme pour maintes autres personnes, mon domaine. En cette terre éloignée, foyer possible d'une tribu mouvante, je continue de me manifester, afin de ne  pas me perdre absolument. Car je sens qu'il y sera toujours possible d'y être soi, et que le sens de cette présence là-bas sera de se diriger au plus près d'autres. J'en tire ma force ici.
 
Or voici l'A.M.E. menacée dans son incarnation...
Les mots me manquent pour dire ce que j'encours, ce que je crois que nous encourons tous dans un tel péril - puisqu'à mon sens l'A.M.E. a pour vocation de s'ouvrir à chacun selon sa demande.
 
Merci de nous ouvrir la vôtre, en nous témoignant que vous partagez notre objectif et que vous refusez de croire qu’une telle entreprise puisse être menacée par l’arbitraire expéditif d’un tracé consumériste.

          

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  Nous espérons vos messages à petitionlame@laposte.net.
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 14:13


Avril 2006

Il y a vingt ans, c'était Tchernobyl.
Le quatrième réacteur. Officiellement 56 morts*.
Les années en six sont toutes terribles.
 
(...)


Octobre 2006

En 1988, c'était le concert de Johnny Clegg avec maman,
Maxime et Bernard.
Bernard déjà malade.

La tyroïde.

(...)

Novembre 2006

Je me souviens de Bernard rasant les murs,
maigre,
sans cheveux.
Je me souviens qu'on avait dit « Il a mangé des
salades contaminées ».
On nous avait raconté que le nuage n'avait pas traversé la frontière.

Il devait mourir quelques mois plus tard.

*Source soviétique officielle citée dans le film de Thomas Johnson "La bataille de Tchernobyl".



Pierre-d-angle.JPG  
Pierre d'angle, Photo L'AME

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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 13:06

Deux choses me remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération, toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au- dessus de moi et la loi morale en moi. Kant, Critique de la raison pratique, V, §77

 
 
A Saint Maur des Bois, Manche, l’AME a trouvé son lieu propre – où se déployer librement, où exister sereinement.
Un pur lieu, comme disent aujourd’hui les djeun’s, c’est-à-dire un lieu pur.
Car ici l’AME s’incarne, ici l’AME prend corps.
Le dehors, le dedans, tout est là cohérent : et l’espace est mental.
 
A Saint Maur des Bois, Manche, existe une harmonie : celle d’un monde voulu et créé, préservé – inventé. Un monde où l’on aime ce qui ne dépend pas de nous, et où l’on décide, individuellement, collectivement, de ce qui peut (ou doit) dépendre de nous.
Un monde en ordre – (micro)cosmos précieux , à la fois beau et bon : dont il serait tout simplement criminel de mettre en danger l’équilibre.
 
Il est pourtant question que des lignes à Très Haute Tension bientôt viennent griffer ce paysage unique : et ce faisant insultent l’art, la nature, l’homme même.
 
Voudrions-nous raturer ce que nous écrivons de plus beau ?
Biffer d’un seul trait, entre deux pylônes électriques, la loi morale en nos cœurs, et le ciel étoilé sur nos têtes ?
 
 
                                                     dog-corner.JPG
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